Portrait d’artisan : Les Petites Porcelaines

 

 

 

 

 

 

 

Vallauris l’inspirante. Baignée dans l’artisanat, elle est prisée des céramistes de renom, qui trouvent en son sein un lieu privilégié pour créer. Dans cet endroit magnifique, flotte pendant la saison des floraisons un subtil parfum de fleur d’oranger invitant à de douces rêveries. Peu à peu, les draps étendus dans les jardins se recouvrent de cette fleur si délicate et parfumée, telle une pluie de fleurs blanches et fraîches que l’on imagine sans peine chanter la senteur du bonheur. Un véritable ravissement pour les yeux… Et quel plaisir que celui de laisser nos narines s’enivrer de ce subtil accord hespéridé et fleuri, lui-même sublimé par des effluves boisés ! Savourer cette ivresse des sens. Inspirer profondément et laisser ces senteurs pénétrer en nous pour nous conter leurs belles histoires : le savoir-faire ancestral qu’est la fabrication du néroli ainsi que la cueillette méticuleuse des fleurs d’orangers amers sur les Collines de Vallauris. C’est dans cette ville chargée d’âme que s’est installée Justine, créatrice des Petites Porcelaines :

 

Vallauris, terre d’accueil des céramistes de talent

Depuis le XVIe siècle, le travail de la terre et particulièrement de la poterie culinaire a été l’activité principale de la ville de Vallauris. Le début du XXe siècle marque un tournant dans la conception de la poterie Vallaurienne, qui d’utilitaire devient artistique. Pablo Picasso lui-même s’y installe, revisitant à sa manière l’art de la céramique et attirant dans son sillage de nombreux créateurs.

Si Vallauris est historiquement connue pour être la capitale de la céramique, s’y installer n’était pourtant pas un choix qui coulait de source pour Justine : y ayant réalisé deux stages durant ses études, elle avait détesté l’ambiance qui y régnait… Allant jusqu’à se jurer de ne jamais y remettre les pieds, malgré son Histoire intimement liée aux potiers.

Pourtant, quelques années plus tard, quand Justine se met en quête d’un atelier, c’est Vallauris, désireuse d’accueillir de jeunes créateurs, qu’on lui conseille encore. Décidant de laisser une chance à cette ville qui lui a tant déplu jadis, Justine envisage l’idée de s’y installer. Bien lui en prend ! Elle a  le coup de cœur pour le premier atelier qu’elle visite… Et apprend, au fil du temps, à apprécier tout ce que Vallauris a à lui offrir :

« Je suis installée depuis maintenant 7 ans et cette ville s’est métamorphosée. Plein de petits ateliers de créateurs ont ouverts, les façades des maisons se sont colorées au fil des années. Je suis de plus en plus amoureuse de cette ville chargée d’histoire mais qui reste très simple et accessible. »

 

Des bancs de l’école à l’atelier les petites porcelaines

« La porcelaine est une terre très féminine »

Comme beaucoup, Justine a découvert la terre très jeune, sur les bancs de l’école. Mais ce n’est qu’adolescente qu’en s’essayant à la poterie à titre de loisir, elle s’est découvert une passion ! Tant et si bien qu’après avoir suivi pendant plusieurs mois des cours orientés sur le modelage, elle a demandé à apprendre le tournage. Un coup de foudre tel qu’une fois son brevet en poche, elle a décidé de faire des études de céramique. Après 3 ans de tournage, elle a enfin mis pour la première fois ses mains dans la porcelaine… Et n’a plus jamais lâché cette terre qu’elle aime tant :

« La porcelaine est une terre très féminine. Elle est blanche, très douce, se tourne très fine mais en même temps elle a beaucoup de caractère. Sur le tour il y a une sorte de tension, elle ne se laisse pas faire. Et puis tout son caractère apparaît après la cuisson, elle décide de ses propres déformations. J’aime l’échange que j’ai avec cette terre : elle ne me permet pas l’ennui ! »

Un amour de la terre qui a donné naissance aux petites porcelaines, qui n’auraient jamais vu le jour sans la persévérance de Justine : pendant ses études, elle a commencé à ressentir des douleurs au poignet, rendant le travail de la terre difficile. Quand d’autres auraient rendu leur tablier, Justine a adapté ses pièces, diminuant la taille et la quantité de terre contenue dans chacune… D’où le nom « Les Petites Porcelaines ».

 

« J’ai fait de ma faiblesse ma marque de fabrique »

Et si depuis, son poignet a été soigné, hors de question pour elle de changer de nom pour autant, compte tenu de la symbolique forte du nom « Les Petites Porcelaines » pour Justine :

« J’ai fait de ma faiblesse ma marque de fabrique »

Malgré tout, les Petites Porcelaines ont évolué ces derniers temps, au gré des changements opérés en Justine. Profitant de sa convalescence pour rendre visite à ses amis potiers à travers la France, elle s’est en effet rendue compte que son univers la laissait et ne reflétait plus la personne qu’elle était devenue. Loin de son atelier tout en était baignée dans l’univers de la céramique, elle a pu prendre le recul nécessaire pour pouvoir, ensuite, aller de l’avant.

Pour cela, elle a d’abord réfléchi au changement d’univers de sa boutique, des tableaux d’inspiration Pinterest aux croquis. Puis, une fois l’univers de sa boutique enfin à son goût, elle s’est rendue compte que les pièces qu’elle créait n’y avaient plus leur place. C’est ainsi qu’elle a créé la collection Cobalt, suivie ensuite de la collection Nébuleuse (la collection actuelle).

« Après quelques mois j’ai pris la décision de changer régulièrement de collection pour ne plus me lasser de mon travail comme j’ai pu le faire dans le passé ».

 

Dans l’atelier boutique Les Petites Porcelaines

« Dans l’artisanat, chaque pièce est unique : on a beau travailler en série, chaque objet à son identité propre »

Lors de ses études, Justine a appris à tourner en série, chaque pièce devant être parfaitement identique aux autres. C’est lors d’un stage qu’elle a découvert une autre démarche qu’elle a faite sienne depuis : créer des pièces de même forme, mais toutes différentes.

Dans un monde où tout nous pousse à nous uniformiser, elle pense en effet que faire le choix de l’artisanat, c’est être poussé par la passion de l’unique. Quand on s’offre une pièce chez un artisan, on ne cherche pas la même que notre voisin, non, on cherche la nôtre, quand bien même serait-elle parfaitement imparfaite :

« J’aime que les gens passent du temps dans ma boutique à choisir leur pièce, à les manipuler une par une pour finalement choisir « l’élue ». J’aime voir leur regard de satisfaction quand ils ont fait leur choix, ce sera cette pièce et pas une autre. Je sais alors que l’objet que j’ai fabriqué aura une place importante dans leur cœur ».

Même si parfois il est difficile pour Justine de détacher les mains d’une pièce qu’elle est en train de tourner, elle apprécie réellement ce contact privilégié avec  les clients qui passent la porte de sa boutique atelier. Et quand le calme revient, elle retrouve avec plaisir son atelier, où chaque journée est différente. Quand un jour elle s’adonne aux joies du tournage en commençant par pétrir la terre, le lendemain elle commence par défourner pour émailler…

« L’avantage avec le métier de céramiste c’est qu’aucun jour ne se ressemble. Il peut y avoir des journées entières de tournage, de tournasage, d’émaillage … »

 

 

Pourquoi travailler la porcelaine  ?

De prime abord, la porcelaine n’est pas la terre qui présente le plus d’avantages : plus coûteuse que les autres, elle consomme également beaucoup plus d’énergie que la faïence compte tenu de sa cuisson à haute température. Elle s’avère également compliquée à travailler, nécessitant beaucoup de concentration, et capricieuse, d’où de nombreux déchets après cuisson.

Pourquoi alors choisir celle-ci plutôt qu’une autre ? Parce qu’à côté de toutes ces caractéristiques qui peuvent être considérés comme des inconvénients, la porcelaine permet de réaliser des pièces très solides, d’une finesse inégalée et surtout translucides. Pour toutes ces raisons, elle est la terre de prédilection de Justine.

 

Zoom sur la technique du tournage :

« Je fabrique l’essentiel de mes pièces avec la technique du tournage. Cette technique apporte du mouvement aux pièces et un contact unique avec la terre.

Tourner chaque pièce une par une me permet de les rendre unique.

Pour la décoration c’est pareil. Je décore les pièces une par une. Chaque tâche est différente ».

 

Les Petites Porcelaines x Note Suave

Pour Marine, les Petites Porcelaines sont un coup de foudre gardé secret compte tenu de l’éloignement des deux ateliers jusqu’à la sortie de la Collection Nébuleuse, qui lui a porté le coup de grâce. Elle qui rêvait depuis ses débuts de voir ses bougies dans de la porcelaine dessinée à l’oxyde avait enfin trouvé le contenant parfait !

« Je trouve la voie lactée d’une splendeur inégalable : en la regardant on peut se sentir comme aspiré par ces sombres profondeurs tout en ayant nos yeux illuminés par ces millions d’étoiles. Et que dire des nébuleuses… »

Une estime réciproque puisque de Note Suave, Justine apprécie l’univers épuré et simpliste :

« Imaginer des bougies naturelles dans mes créations est une joie pour moi. Un travail à quatre mains pour créer une bougie unique et délicate ».

 

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Plus d’informations sur le travail de Justine:

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