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Portrait d’artisan – bijoutière

PORTRAIT D’ARTISAN

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Il est de ces collaborations qui naissent au hasard d’une belle rencontre : celle de deux passionnées d’artisanat local et de qualité, portées par la passion de l’unique. L’alliance de matières brutes et naturelles, le laiton et la céramique, racontées par Note Suave au travers de parfums d’exception. Quand les éléments s’unissent pour n’offrir que l’essentiel : un soupçon de féminité tout en simplicité. Si Mélanie a été séduite par les fragrances de nos bougies, de notre côté nous apprécions la finesse et le minimalisme des bijoux qu’elle conçoit, sans même évoquer notre proximité géographique qui permet la conception d’une collection au niveau local. Portrait de celle qui se cache derrière Oh la la ! Bijoux :

 

Quand un simple voyage révèle une passion

C’est lors d’un voyage en Indonésie que Mélanie a vraiment pris conscience que son mode de vie ne lui convenait plus, au hasard d’une rencontre : un jeune bijoutier lui a proposé ainsi qu’à son époux de créer eux-mêmes leurs alliances.

Une révélation pour Mélanie qui bien qu’habituée à créer des bijoux, n’avait encore jamais envisagé d’en faire son métier ! Aussitôt rentrée de ce voyage, elle intègre des cours de bijouterie à l’école Boulle (Paris) pour créer quelques mois plus tard Oh la la ! Bijoux.

« Avoir le plaisir de fabriquer un objet de A à Z, ce n’est pas rien,
cela redonne du sens ».

La naissance d’Oh la la ! est pour Mélanie l’occasion de se recentrer sur elle-même et de comprendre où se situe l’essentiel :

« Je ne voulais pas me forcer à créer pour satisfaire la demande,
mes collections suivaient mes envies ! »

 

Oh La La, des bijoux « slow design »…

Le travail effectué par Mélanie sur elle-même l’amène à pratiquer le « slow design », une philosophie d’entreprise à l’opposé du rythme effréné des diktats de la mode.

« Le slow design existe, il est possible, et chacun peut y contribuer ! Le créateur déjà, en refusant les diktats imposés par les enseignes de fast-fashion. Le consommateur, aussi, par un acte d’achat en pleine conscience (des personnes et des modes de production qui se cachent derrière une marque) ».

 

Lasse de ces contraintes qui ne lui correspondent pas, elle choisit de mettre Oh la la ! entre parenthèses pour quelques mois pour se ressourcer. Une parenthèse bénéfique puisque dès son retour elle conçoit l’une de ses collections les plus abouties !

« Le slow design est le prolongement de ma philosophie de vie : savoir ralentir et observer. Savoir goûter et savourer. Savoir être présent là où il faut avec les personnes qui nous sont chères ».

 

C’est d’ailleurs en s’adonnant aux joies de la slow life que Mélanie trouve ce qu’elle se plaît à appeler le « flow » (l’inspiration). Rien de tel pour cela que de s’attabler à la table d’un café, ou, tout simplement, admirer la beauté du paysage qui nous entoure. Avec à chaque fois ce besoin d’être dans le silence, seule face à son carnet de croquis. Un moment que Mélanie savoure intensément…

 

… Et un désir d’être encore et toujours plus créative

Ralentir, oui, mais savoir, aussi, se fixer des challenges pour stimuler sa créativité et ne pas se laisser enfermer par le quotidien et ses habitudes. C’est ainsi que dernièrement, Mélanie s’est lancé pour défi de créer 30 nouveaux bijoux en seulement 30 jours, avec pour mot d’ordre de sortir de sa zone de confort. L’occasion pour elle non seulement de tester de nouvelles techniques et de laisser libre court à sa créativité… Pour finalement en arriver à la conclusion suivante :

« Je revenais toujours vers les mêmes formes graphiques et simples : le rond, la demi-lune, le triangle, le trait… C’est un fait : c’est mon style ! »

 

De ce qui ne devait être qu’un challenge destiné à repousser les limites de sa créativité, Mélanie est donc sortie grandie en tant que créatrice… Et c’est ainsi qu’est née une gamme de bijoux Inspirée du travail de Vassili Kandisnsk, qu’il ne lui reste plus qu’à agencer ensemble pour aboutir à une collection harmonieuse.

Un style graphique désormais bien défini et surtout, un amour de la matière, des matières, avec une préférence assumée pour le laiton :

« C’est surtout une question de ressenti sous les doigts. C’est une matière facile à travailler, ni trop molle comme l’argent, ni trop dure comme l’or, ni trop grasse comme le cuivre… Le laiton a cette couleur changeante qui fait qu’une fois poli, le bijou est d’une belle couleur champagne, et qu’elle se patinera avec le temps ».

 

Un amour des matières doublé du plaisir à utiliser des outils adaptés au résultat que l’on en attend. Ainsi, Mélanie aime travailler avec le bocfil. Appelé également porte-scie, cet outil se présente sous la forme d’un cadre dans lequel on peut insérer des scies très fines. Si sa fonction première est de découper le métal, il permet également de le chantourner (découpe suivant un contour donné) ou encore le repercer (réalisation d’un motif à l’intérieur même du métal) avec une précision sans égale. Il peut également si besoin être utilisé comme lime ou émeri (pour polir l’intérieur d’un métal repercé)… Un outil polyvalent, donc, indispensable selon Mélanie à la confection de bijoux artisanaux !

 

Zoom sur la fabrication d’une bague étape par étape : un travail méticuleux

Si Mélanie nous propose des bagues au design volontairement minimaliste, la confection de ces bagues demeure un travail demandant précision et minutie :

 

« Tout d’abord je pars d’un fil de laiton, diamètre 1,2mm, que je sectionne à la bonne dimension.

 Vient ensuite le martelage, où le métal sera frappé à l’aide d’un marteau à panne ronde, sur un tas en acier.

 Je soude ensuite au chalumeau, de part et d’autre de la barre, des petites boules de laiton à la bonne dimension, préalablement préparées.

 Ensuite la bague entière est recuite pour la rendre malléable.

 Elle sera alors cintrée (mise en forme ronde) sur un triboulet à bague. Cette étape permet d’écrouir le métal et de rendre la bague plus solide. Elle passera éventuellement plusieurs heures dans un tonneau à billes d’acier si elle est toujours trop malléable.

 Enfin, après dérochage (mise dans un acide pour enlever l’oxydation dûe au chalumeau), la bague sera polie manuellement sur un tour à polir, et enfin expédiée chez un artisan doreur qui lui offrira un traitement en or 18K de 5 microns d’épaisseur ».

 

Que serait une passion si on la gardait jalousement pour soi ?

Jusqu’à récemment, Mélanie donnait des cours de bijouterie dans son atelier toulousain. L’occasion pour elle de constater que de nombreuses personnes avaient comme elle besoin de se recentrer sur l’essentiel en donnant libre court à leur créativité. Ne pouvant poursuivre ces cours, elle lance donc son blog « Apprendre la bijouterie » :

 « J’ai créé ce blog pour partager ma passion, mon vécu, et surtout transmettre l’idée qu’il n’est jamais trop tard ni trop fou pour se lancer dans un métier créatif. A terme, j’aimerais y proposer des formations concrètes pour débutants, si difficiles à trouver aujourd’hui dans le domaine de la bijouterie. Et puis cela me donne un nouveau plaisir, un nouvel élan, un élan créatif. En peu de temps j’ai déjà tellement appris, moi qui croyais apprendre aux autres ! ».

 

Découvrez notre collection capsule.

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